Histoire

         

L’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem tire son nom d’une léproserie dédiée à saint Lazare, située hors les murs de Jérusalem, entre la tour de Tancrède (ou tour de David) et la Porte de Saint Étienne. Selon la tradition de l’Ordre, la léproserie était tenue par des moines Arméniens qui suivaient la règle de saint Basile.                 

   

 

 

En raison de la guerre, tout d’abord en Terre Sainte qui prit fin en 1291 par la perte de Saint Jean d’Acre, le dernier bastion du Royaume Latin, puis plus tard en France, avec les mises à sac répétées de Boigny durant la guerre de Cent Ans puis au cours des guerres de Religion et, enfin, la destruction délibérée des archives de l’Ordre lors de la révolution Français, peu de documents majeurs sont parvenus jusqu’à nous.

Il semblerait qu’au moment de la prise de Jérusalem, le 15 juillet 1099, la léproserie de Saint-Lazare faisait partie de l’Hôpital de Jérusalem administré par le frère Gérard, homme pieux et efficace, fort peu connu, en dehors de cela qui mourut vers 1120.  Tant l'Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem   l'Ordre Souverain Militaire et Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem , de Rhodes et de Malte  s’en réclament comme fondateur. Dans le calendrier liturgique romain, le frère Gérard figure parmi les bienheureux et, selon le rite latin, sa fête est célébrée le 13 octobre.  Le frère Gérard  est donc considéré comme le fondateur et premier Maître de l’Ordre de Saint-Lazare.

  
 
Prise de Saint Jean d'Acre

 

La première référence connue à la Domus leprosorum Sancti Lazari est un document de Guillaume, patriarche de Jérusalem de 1130 à 1145.  La date exacte du document est inconnue. La deuxième mention de la maison de Saint-Lazare date de 1142, et en 1144 il est fait référence à une ecclesia Sancti Lazari et conventus infirmorum qui misseli vocantur (l’église de Saint-Lazare et le couvent des malades appelé lépreux) et aux fratres leprosi et confratres leprosi.  La première approbation pontificale de l’Ordre semble émaner en 1193, du pape Célestin III.

   
 Célestin III

Selon les annales de l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem et au moins trois de ses historiens avant la révolution, le roi Louis VII lors de son retour de Terre Sainte en 1149 ramena avec lui quelques frères de Saint-Lazare de Jérusalem et leur confia le soin des lépreux en France. La maladie avait été introduite en France comme en d’autres pays au nord des Alpes lors du retour des croisés. Selon les mêmes sources, contestées il est vrai par certains historiens, le roi installa l’année suivante les frères de Saint-Lazare à Paris dans un ancien palais situé dans le faubourg Saint-Denis, près de l’endroit où se trouve aujourd'hui l’hôpital Saint-Lazare, et au fil du temps, la maison de Lazare a donné le nom de son saint-patron à la totalité cet emplacement.

   
 Louis VII

 

En 1154, le roi Louis VII accrut son soutien à l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem en lui attribuant le  château royal de Boigny, près d’Orléans. En 1254, le roi saint Louis à son retour de Terre Sainte en possession de la Sainte Couronne et accompagné de Chevaliers de Saint-Lazare, y installa comme maître général de l’ordre le Frère Regnaud de Fleury. Boigny resta le siège magistral de l’Ordre jusqu'à sa confiscation 1792.  Au début du XXe siècle, Boigny fut à nouveau déclarée siège de l’Ordre.

    
Le château de Boigny

 

La renommée des frères hospitaliers de Saint-Lazare de Jérusalem se propagea rapidement et l’Ordre fut bientôt actif sur tout le continent européen.  Aux alentours de 1157, il fut introduit en Angleterre par Roger de Mowbray, qui lui légua un important patrimoine foncier dans le comté de Norfolk, dénommé depuis Burton Lazars En 1211, l’ordre fut établi à Capoue, dans le Royaume de Sicile, en 1572, cette branche fusionna avec l’ordre de Saint-Maurice.

 De l’époque du Royaume Latin jusqu’au milieu du XIIIe siècle, les frères de la maison de Saint-Lazare de Jérusalem étaient des moines. Ils suivaient la règle de saint Augustin et se consacraient plus particulièrement aux victimes de la lèpre. On accordait au Maître, supérieur religieux, la préséance qui lui revenait au sein de la hiérarchie ecclésiastique dans la Ville Sainte.

        

  
 
Plaque de l'ordrede Saint-Maurice et Lazare

 

La perte de Jérusalem en 1187 eut de fâcheuses conséquences pour tous les Ordres religieux en Terre Sainte, par la perte en l’occurrence du soutien des royaumes européens. Beaucoup pensaient, déjà à l’époque, que la cause était perdue. Pour l’Ordre de Saint-Lazare, cela entraîna sa mutation d’Ordre monastique dévoué aux soins des lépreux en Ordre religieux et militaire, à l’instar  de ce qui advint auparavant aux Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem.

Lorsque saint Louis quitta la Terre Sainte, il ne se faisait aucune illusion quant à la restauration d’un  Royaume Latin à Jérusalem  ni au fait que Saint-Jean d’Acre puisse tenir encore  longtemps.  Il partageait l’admiration de  son arrière-grand-père le roi Louis VII pour le travail de bienfaisance des frères de Saint-Lazare. Aussi établit-il leur siège magistral en son Royaume.

  
 

 

 

Selon les Mémoires de l’Ordre, publiés en 1649, c’est à cette époque que « pour marquer que pourtant leurs courages  n’estoient pas abbatus, & qu’il leur en restoit beaucoup, pour réparer les ruines de l’Église & de leur Ordre, ils  prindrent pour leur blason la couleur et la croix verte qui signifient les espérances relevées » (p. 37-38). Les plus anciens statuts de l’Ordre existants, datés de 1314 sont conservés à l’Abbaye Saint-Lazare de  Seedorf, dans le Canton d’Uri en Suisse : ceux-ci mentionnent aussi que la croix de Saint-Lazare est verte.

         

    

 

 Il semble que le premier Maître Général de l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem à avoir été élu et installé en France, probablement en 1277, fut le frère Thomas de Sainville. Il mourut en 1312 et fut inhumé à Boigny. Une gravure  du XVIIIe siècle représentant sa pierre tombale, détruite depuis, le montre en habit monastique orné sur le cœur d’une simple croix grecque. C’est Sainville, qui, suite à l’arrestation des Templiers, obtint du roi Philippe le Bel l’importante Lettre de Protection de juillet 1308.

  La lèpre n’étant plus un problème majeur en Europe, en 1489 le pape Innocent VIII conjoignit l’Ordre de Saint-Lazare et d’autres à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. En France cependant, soutenu par le roi Charles VIII, l’Ordre refusa cette décision. Par la suite, aucun Grand Maître de Saint-Lazare n’obtint du Souverain Pontife la confirmation de son élection. Nonobstant les machinations papales de cette fin du XVe siècle, les six derniers Grands Maîtres de l’Ordre de Saint-Lazare avant la nomination par Henri IV de Philippe Marquis de Nérestang en 1604 étaient tous Chevaliers de Malte !  L’un d’eux, Frater Jean de Lévis (1557-1564) modifia la forme de la croix de l’Ordre qui de croix grecque simple devint la croix à huit pointes encore en usage aujourd'hui.

La Réforme protestante en Europe et les guerres civiles en France avaient littéralement ruiné l’Ordre. Il fut sauvé par l’élection comme Grand Maître au chapitre général de Boigny à la Pentecôte 1578, du Frater Francesco Salviati. L’Ordre comptait alors en tout  et pour tout sept chevaliers !     

        

 
   
 
Frère Thomas de Sainville

La fusion en 1608 par Henri IV de l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem avec celui qu’il avait nouvellement créé de Notre-Dame du Mont Carmel marqua comme il est indiqué dans l’Armorial de l’Ordre mentionné ci-dessus, la fin de l’ancien Ordre de Saint-Lazare. Mais, comme le Phœnix, de ces cendres est alors apparu l’Ordre Royal Hospitalier et Militaire de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint Lazare de Jérusalem. Deux témoignages durables de ce renouveau nous sont parvenus : d’une part la publication à Lyon en 1649 des statuts de l’Ordre et les trois rituels pour l’Investiture des Chevaliers, Frères Servants et Chapelains, ainsi que la cérémonie d’Installation d’un Grand Maître ; d’autre part,  au siècle suivant, le splendide portrait du Comte de Provence, le futur roi Louis XVIII , dans sa magnifique tenue de Grand-Maître de Saint-Lazare, qui est de nos jours exposée au musée de la Légion d'Honneur à Paris.   

         

 
Henri IV

 

Dès la fin du XVIe siècle, les Grands Maîtres de Saint-Lazare n’ont plus été élus mais nommés par le roi de France.  Pour donner plus de lustre à l’Ordre, en 1720, Louis XV , nomma Grand Maître le Prince Louis d'Orléans, Duc de Chartres et premier Prince du sang de France, plus tard Duc d'Orléans. Après la vacance de cinq ans qui a suivi la mort de celui-ci en 1752, Louis XV nomma son petit-fils alors âgé de trois ans, le Prince Louis, Duc de Berry, plus tard roi Louis XVI. Quand il devint Dauphin en 1773, il  renonça à la Grande Maîtrise et son frère cadet, le Prince Louis Stanislas Xavier, Comte de Provence, ci-dessus mentionné, fut nommé Grand Maître.  En 1779, l’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel fut séparé de celui de Saint-Lazare de Jérusalem, pour devenir une distinction réservée à trois cadets brillants de l’École Militaire.  

        

  
Louis XVI 

 

Après la Restauration de la monarchie en 1814, Louis XVIII  n’agit plus en tant que Grand Maître, ni ne fit nommer un successeur, bien qu’il continuât jusqu'à sa mort à arborer l’insigne de l’Ordre de Saint-Lazare .  Il est rapporté que ses insignes de Saint-Lazare furent placés sur son cercueil lors de ses obsèques.

Il a été beaucoup spéculé au sujet de l’apparente absence d’intérêt royal pour l’Ordre après la restauration. Il convient cependant de se souvenir qu’en 1757, Louis XV   publia un Règlement qui transforma l’Ordre en une institution de pension pour  cent officiers supérieurs d’irréprochable lignée. Ce fut l’occasion pour la hiérarchie ecclésiastique française de lancer de nouvelles attaques contre l’Ordre, au prétexte que ne pouvant prétendre être un Ordre religieux il ne pouvait non plus prétendre recevoir des bénéfices ecclésiastiques. En tout état de cause, le pape Clément XIV fulmina en 1772 la bulle, Institutio de Ordinum Militarium, par laquelle il déclare que dorénavant les Ordres unis de Saint-Lazare et de Notre-Dame-du-Mont-Carmel ne seront plus qualifiés d’Ordres religieux. Vingt ans plus tard, les biens que l’Ordre possédait encore furent confisqués par la Révolution.

 
  
 
Louis XVIII

 

 

À la Restauration, on a estimé que l’Ordre, maintenant totalement dépourvu de moyens, n’avait plus de but.  Cependant, en l’absence de toute preuve contraire, il ne fut pas aboli par la monarchie restaurée. On peut légitimement estimer que l’Ordre bénéficia d’un patronage royal continu jusqu'à la mort en exil, en 1883, du Comte de Chambord  le prétendant légitimiste en qui ses fidèles reconnaissaient le roi Henri V.

 
Henri d'Artois, Comte de Chambord

 

Au début du XXe siècle, la Grande Chancellerie de l’Ordre fut rétablie à Paris et en 1930, Don Francisco de Paula de Borbón y de la Torre,  jure uxoris IVe  Duc de Séville, fut nommé Lieutenant Grand Maître. Cinq ans plus tard il fut élu Grand-Maître lors d’un chapitre général de l’Ordre, réuni le 15 décembre 1935 en l’église de Notre-Dame-des–Missions à Épinay (diocèse de Paris). Ce fut la première élection d’un Grand Maître de Saint-Lazare depuis 1578 et, semble-t-il, avec l’approbation du roi en exil Don Alfonso XIII d’Espagne.  Don Francisco de Paula mourut en 1952 et fut remplacé par son fils Don Francisco Enrique . Compte tenu des contraintes de sa carrière militaire, Don Francisco Enrique ne put consacrer suffisamment de temps à sa charge de Grand Maître ; aussi par décret du 30 juin 1956 nomma-t-il le Duc de Brissac Administrateur Général de l’ordre, une décision qu’il aurait regrettée par la suite.  En 1967, Brissac convoqua un « chapitre général » qui, en violation des lois de l’Ordre, destitua Don Francisco et élut Grand Maître S.A.R. le Prince Charles Philippe d'Orléans , Duc de Nemours   lequel deux ans plus tard, subit le même sort.

  
S.E.Don don Francisco de Paula y de la Torre, duc de Séville

 

Nemours décéda en mars 1970 et son coadjuteur, le Prince Michel d'Orléansassura l’intérim jusqu’en 1973 date à laquelle Don Francisco Enrique  réassuma la charge de Grand Maître. L’Ordre de divisa alors en deux branches, dites respectivement « Obédience de Malte » et « Obédience de Paris ». Une tentative de réconciliation et de réunification en 1986 se solda par une défection en masse des membres anglo-saxons de l’Obédience de Paris.  Don Francisco décéda en 1995 et fut remplacé par son fils aîné Don Francisco de Paula deBorbón y Escasany

  
S.E.Don don Francisco de Borbon,y Escasany, Duc de Séville 48ème Grand Maître

 

Un chapitre général convoqué à Toronto en mars 2004, ne put réussir la réunification mais donna naissance à une troisième branche, initialement placée sous le patronage du Comte de Paris et ce jusqu’en 2012.  En raison des circonstances, cette « Obédience d’ Orléans  » qui semblait initialement vouée à un bel avenir sombra rapidement dans l’insignifiance. En 2008, l’Obédience de Malte et l’Obédience de Paris, furent enfin définitivement réunies sous un même Grand Maître, Son Excellence Don Carlos Gereda y de de Borbón, Marqis d'Almazan.

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S.E.Don Carlos de Gereda y de Borbon, Marquis d'Almazan 49ème Grand Maître

 

 Le 19 juin 2016, à Boigny, en présence de Son Excellence le Duc de Séville , Grand Maître émérite, l’ancien Grand Prieuré de France de l’ « Obédience d’Orléans  » s’intégra à la branche historique de l’Ordre en tant que Grand Bailliage de France, ralliant le Grand Prieuré de France placé sous l’autorité de Son Excellence le Comte Christian d'Andlau-Hombourg.

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Signature du protocole du 19 juin 2016
 

  Malgré les diverses querelles qui ont  agité l’Ordre pendant la dernière partie du XXe siècle, durant la même période ses œuvres de bienfaisance et ses actions humanitaires furent impressionnantes.  Il n’est pas impossible  de penser que, parfois, une compétition dans les actions caritatives s’installa entre les deux obédiences à seule fin de justifier leur position respective. Ainsi, au cours des années 1980 et au début des années 1990, le Sankt Lazarus Hilfswerk  allemand effectua plus de trois cents transports à l’aide de poids-lourds, afin d’acheminer nourriture, fournitures médicales, vêtements et autres à destination des nécessiteux de Pologne et d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est, pour un montant total évalué à plus de 200 millions de dollars. Ces faits ont été soulignés par le pape, saint Jean-Paul II, par des officiers supérieurs de l’ONU et par la Commission européenne. 

 

Ce travail doit et va continuer conformément au vœu de notre fondateur, le bienheureux Gérard qui affirmait :

  « Notre fraternité se maintiendra à jamais car le sol où s’enracine cette plante est la misère du monde et, conformément à la volonté de Dieu, il y aura toujours des personnes qui souhaitent soulager la souffrance et rendre la misère plus supportable. »  

Meursault Octobre 2016

Comte d'Evora, GCLJ pp, Capitulaire et Héraut d’Armes du Grand Bailliage

 

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Frère Gérard

Aujourd’hui en effet, l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem poursuit la tâche qui a été la sienne depuis sa fondation. Cette tâche est double, ses deux aspects se compénétrant et se stimulant. Elle consiste, en effet, en actions caritatives dans les pays déstabilisés par la guerre ou la pauvreté, ou encore devant faire face à des catastrophes naturelles ; par l’orientation résolument œcuménique, elle est un témoignage de la foi chrétienne à l’œuvre dans une société sécularisée.

          Revenons sur ces deux orientations qui, autant que son histoire, légitiment la continuation au xxie siècle d’un ordre de chevalerie créé au Moyen Âge, et assurent la cohésion de ses membres. Les membres de l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem ont la ferme conviction que les préceptes évangéliques, que résument les Béatitudes prononcées par Jésus lors du Sermon sur la montagne, sont vécus avec foi et piété dans les diverses Églises chrétiennes. À la fin du IIe siècle, le grand évêque saint Irénée de Lyon  soulignait que la diversité des pratiques n’exclut pas l’unité de la foi. Forts de cet enseignement et quelle que soit la confession chrétienne à laquelle ils appartiennent, Dames et Chevaliers de l’Ordre, chacun demeurant attentif aux charismes propres de son Église particulière, charismes qu’ils veulent partager et voir coopérer, font l’expérience d’une prière commune qui engage à une fraternelle collaboration dans le service des autres. Dit en d’autres termes, les membres de l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, en rendant grâce pour le don de Dieu qu’est la foi nécessairement accompagnée de l’espérance et de la charité, vivent une vraie passion pour le genre humain créé à l’image et à la ressemblance du même Dieu.

          C’est sur un tel fondement que les Dames et Chevaliers, outre les actions particulières des Commanderies qui les rassemblent en diverses régions de France – et il en va de même pour tous les pays où l’Ordre est présent – sont ensemble engagés dans des œuvres d’envergure internationales, singulièrement au Proche Orient et en Afrique. Qu’il suffise de citer ici, à titre d’exemples, leur participation aux entreprises d’associations telles Biologie sans frontières, qui intervient dans le domaine de l’aide à la biologie médicale dans des pays en voie de développement ; la Fondation Raoul Follereau  dont le fondateur était membre de l’Ordre, qui s’emploie dans la lutte contre la lèpre et en faveur des personnes atteintes de cette redouble maladie; HAMAP   qui combat le fléau des mines antipersonnel par des missions de déminage des terrains pollués, par l’accompagnement des blessés et par l’éducation qui s’impose en ce domaine.

          Dames et Chevaliers de l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem font ainsi de leur liberté acquise par le Christ de la croix, un joyeux service de tous ceux vers lesquels leur Seigneur et Sauveur les entraîne.

Révérend Jacques-Noël PÉRÈS , ECLJ, chapelain Général du Grand Bailliage

Bibliographie  

En français

Bertrand de la Grassière, Paul

Histoire des Chevaliers-Hospitaliers de Saint-Lazare

Paris, 1932

Bertrand de la Grassière, Paul

L’Ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem. Son histoire - son action

Paris, 1960

Coutant, Guy

Les Chevaliers et Hospitaliers de Saint Lazare de Jérusalem de 1789 à 1930

Paris 1984

Coutant, Guy

Les Commanderies, Graduelles, Masculines er Perpétuelles et La Commanderie Héréditaire de la Motte des Courtils

1963

Coutant, Guy (translator & editor)

History of the Military and Hospitaller Order of Saint Lazarus of Jerusalem

Paris 1988

En anglais

Charter of St Lazarus of Jerusalem (documents)

(Privilegia Ordinis S.Lazari)

at: Archives de l’Orient latin, II.

Rome, 1566

Gayre of Gayre and Nigg, Robert

The military and hospitaller Order of St Lazarus of Jerusalem

at: The Wiseman Review, Spring, 1964, p. 65 - 77

Marcombe, David

Leper Knights

The Order of St Lazarus of Jerusalem in England, c.1150-1544

Boydell Press, New York/Suffolk, 2003

Morris of Balgonie, Stuart H., Ygr.

The Insignia and Decorations of the Military and Hospitaller Order of Saint Lazarus of Jerusalem

Perthshire, 1986

En allemand

Feigl, Erich

Memento

Der militärische und hospitalische Orden des heiligen Lazarus von Jerusalem

Wien, 1978

Liebenau, Theodor von

Zur Geschichte der Lazariter in Deutschland

at: Katholische Schweizerblätter für Wissenschaft, Kunst und Leben, Neue Folge 4, 1888, p. 479 - 482

Denier, Anton

Die Lazariter-Krankenhäuser und das Benediktinerinnen-Kloster in Seedorf

at: Jahrbuch für schweizerische Geschichte 12, 1887, p. 211 - 312

Dietrich, S.

Das Hospital Maria Magdalena zu Gotha

at: Zeitschrift des Vereins für thüringische Geschichte und Altertumskunde 3, 1859, p. 289 - 312

En complément de ces livres, un grand nombre de documents historiques de l’Ordre se trouvent à la Bibiothèque Nationale ou aux Archives Nationales , à Paris :

Bibliothèque Nationale

Confirmation des privilèges des Ordres militaires et hospitaliers de Notre Dame du Mont Carmel et de St Lazare par le Roy Louis XIV

avril 1664 (Fonds français 3886)

Recueil de pièces concernant les Ordres militaires de St Lazare et du Mont Carmel et du Saint-Esprit de Montpellier et Saint-Louis

(Fonds français 20332)

Histoire de l’ordre hospitalier régulier et militaire de Saint-Lazare de Jérusalem; M. de Guénégaud, commandeur de la commanderie de St Antoine de Grattemont

(Fonds français 24967)

Armorial général des ordres Royaux, Militaires et Hospitaliers de Notre Dame du Mont Carmel et Saint-Lazare de Jérusalem

Doret de Chameulles, Secrétaire général du gueule à 3 Croix ancre (Fonds français 32399)

Ordres de Chevaliers Religieux; Armorial de Saint-Lazare (Fonds français 32957), ~ 1650

Recueil de plusieurs privilèges des ordres royaux militaires et hospitaliers de Notre Dame du Mont-Carmel et des Saint-Lazare de Jérusalem (Fonds français 33099)

Pièces sur l’ordre de Saint-Lazare; Mémoire de Mr. Le Marquis de Dangeau, Grand Maistre de l’ordre de Notre Dame du Mont Carmel et de St Lazare; Mémoire envoyé de Rome par S.E. Mr. Le Cardinal Janson

(Fonds français N.A. 2486)

Julien de St Didier, Abrégé historique et chronologique des ordres royaux militaires et hospitaliers de Notre-Dame du Mont Carmel et de St-Lazare de Jérusalem

(Fonds français N.A. 4132)

Archives Nationales

Vidimus en Mars 1324 de deux Chartes d’Henri II, roi d’Angleterre et d’une de Philippe Auguste de l’an 1200 portant exemption de droits en faveur de l’ordre (M 31)

Chartre de Gui de Laval, vicomte de Thouans

sur une donation de Jean de Ruotheys, valet, en faveur de l’ordre, 1294 (M 31)

Arrêt du Parlement concernant l’enregistrement des privilèges accordés à l’Ordre

mars 1313 (M 31)

Extrait de l’origine et Institution de l’Ordre des Chevaliers de Saint-Lazare, tiré du livre des Ordres de Chevalerie

fait par M. M. de Bellay conseiller et Avocat général du Roy en sa Cour de Parlement de Toulouse, Imprimé à Montauban en 1604 (M 41)

Chronique abrégée de l’ordre militaire de St Lazare

par Jean-Marie de la Mure, Chanoine de Montbrizan, historiographe de France, 1660 (M 41)

Recueil des titres qui justifient l’antiquité, la succession, et les privilèges de l’ordre de Saint-Lazare et son union à l’ordre militaire de Notre Dame du Mont Carmel depuis l’an 1100 jusques à l’an 1672

Jean Baptiste Box, chancelier garde de sceaux de Saint-Lazare, commandeur de St Thomas de Fontenay en Poitou, 1672 (MM 202)